Désaccord FFPP - SNP : un nouvel épisode

Qu'il est difficile le rassemblement de la profession...

Le Syndicat et la Fédération, un jour ensemble, le lendemain meilleurs ennemis,  l'Unité de la psychologie n'est pas pour demain...

Le Secrétaire général a écrit à Brigitte Guinot & Benoit Schneider, coprésidents de la FFPP pour demander la publication d'un droit de réponse. L'assurance de sa publication lui en a été donnée le jour même par les coprésidents de la FFPP mais la publication n'a pas eu lieu...

Voici, ci-dessous cette demande de publication

Chers coprésidents, chers collègues,

Dans l'éditorial du N° 52 de janvier 2010 de Fédérer, vous vous faites l'écho de positions prises par le SNP.
Dans votre texte, certains éléments peuvent prêter à confusion et induire le lecteur en erreur sur les orientations prises par le SNP lors de son dernier congrès. Je vous demande donc la publication dans le prochain numéro deFédérer du droit de réponse suivant:


Il est fait état dans l'éditorial du N° 52 de Fédérer de positions qui auraient été prises par le Syndicat national des psychologues. La présentation faite par les éditorialistes de deux motions d'orientation prises par le SNP à son congrès de juin ne permet pas de saisir le sens complet de celles-ci et pourrait induire une interprétation non conforme – voire contraire – à la réalité de l'action du SNP.Concernant les CNU1, la motion exacte votée par le congrès est : « Le SNP soutiendra la création de 2CNU en psychologie ; du moins la distinction claire dans les recrutements des enseignants chercheurs de la filière clinique psychodynamique et de la filière expérimentale cognitive. »Sa citation in extenso est importante car elle seule permet de comprendre qu'il s'agit pour le SNP de soutenir la pluralité dans la formation des psychologues, cette pluralité passant, si et seulement si les enseignants en ressentent la nécessité par la création de deux CNU et pour le moins, si cela s'avère suffisant, par une distinction claire dans les recrutements.Concernant le Code de la santé publique, le texte exact de la motion votée par notre congrès est : « Le SNP étudiera la pertinence et, le cas échéant, entreprendra les démarches auprès des pouvoirs publics afin d’intégrer les psychologues dans le code de la santé publique en préservant leurs différences d’avec les professions médicales et auxiliaires médicaux. »Pour cette motion, également, il convient de prendre en compte la totalité du texte, mûrement réfléchi parles congressistes. Étudier la pertinence d'une démarche signifie, en effet, que la démarche n'est pas, a priori,décidée mais qu'elle dépendra de l'étude menée. Or, il se trouve justement que, suite aux résultats d'une importante étude juridique diligentée par le SNP, nous pouvons aujourd'hui affirmer sur des bases claires et pas seulement par positionnement idéologique que l'intégration des psychologues dans le CSP n'a pas de pertinence et serait même fatale à la profession.Quant à l'engagement du SNP dans la défense de la pérennité et de l'unité du titre de psychologue dont les éditorialistes semblent douter, une lecture attentive des motions adoptées lors de ce congrès permettra au lecteur d'en percevoir toute l'actualité et d'en comprendre le lien que nous faisons avec notre manifeste pour un ordre professionnel des psychologues. Le SNP reste fidèle à sa vocation de laboratoire des idées pour la profession, et plus que jamais attaché à l’indépendance de celle-ci.

Jacques Borgy, Secrétaire général du SNP Le 11 février 2010.