Manifestation du 18 mai : « Reconnaissance de nos compétences ! »
Rassemblé sur la Place du Président Edouard Herriot qui jouxte l’Assemblée Nationale, c’est une centaine de personnes décidées qui a répondu présent à l’appel unitaire des organisations associatives et syndicales des psychologues. En point de mire, le fameux décret du 20 mai 2010, véritable attaque contre la profession de psychologue. Le message est clair : « nous voulons l’abrogation ou la réécriture du décret Bachelot ! »
« Psychologues malmenés, citoyens maltraités ! »
14h, les premiers protestataires se regroupent. Ils viennent de la région parisienne, de Bourgogne, du Poitou-Charentes. Etudiants en psychologie, retraités ou professionnels en exercice, ils sont venus dans le calme protester contre un décret qu’ils jugent comme étant une remise en question pure et simple de leurs compétences à exercer. La distribution de tracts est l’occasion d’informer les badauds sur la précarisation de la profession. Les banderoles rappellent ici et là, la présence dans les rangs des manifestants de la CGT, mais aussi du Syndicat National des Psychologues (SNP), et bien sûr de la Fédération Française des Psychologues et de Psychologie (FFPP). Pas de slogans assassins repris en cœur, de sifflets stridents, ou de cornes de brume, la manifestation est surtout l’occasion de dialoguer.
La profession n’est pas seule dans sa lutte.

Armand Yung, député PS, au micro face aux psychologues
Coté soutien de poids, Armand JUNG, député PS de la 1ère circonscription du Bas-Rhin, s’est joint aux manifestants et prend la parole pour leur assurer de son soutien dans leur combat. « Vos débats pénètrent l’Assemblée Nationale. » assure t-il micro à la main. Déjà le matin, une délégation avait été reçue par les députés socialistes, à 15h c’était au tour des députés UMP de les recevoir pour écouter leurs doléances. Le message est passé mais la lutte n’est pas finie pour autant.
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